2007/06/03

Regarde, trie, clique, jette
















~~~~~~ Etes de la danse ~~~~~~

Depuis quelques jours fleurissent dans le métro mes affiches préférées de l'été: les étés de la danse.

L'été dernier, je suis allée à l'une des dernières soirées de la seconde édition des étés de la danse qui présentait l'Alvin Ailey American Dance Theater à Paris. Alvin Ailey a créé l'un des premiers ballets noirs en 1959, regroupant en majorité des blacks, et dansant notamment sur des thèmes tels que la fin de l'esclavage ou la vie des blacks dans le sud des Etats-Unis (Revelations). La compagnie est à présent dirigée par Judith Jameson.

Je me souviens d'une amie qui allait souvent voir des ballets et qui disait qu'en sortant, elle avait envie de danser, ne plus parler ni simplement marcher, mais danser. C'est pendant la représentation que j'avais des mouvements de réflexes accompagnant les danseurs. Vous vous douterez donc que c'était magnifique, extrêmement vivant et joyeux.

L'année d'avant, c'était le ballet de San Francisco qui honorait la première édition des étés de la danse, dont j'ai adoré l'affiche, mais que je n'ai pas eu l'occasion d'aller voir. Par contre, cette année, je m'y prends à l'avance. Pour sa troisième édition, c'est le ballet national de Cuba que les étés de la danse présente, avec deux spectacles: l'über-connu Gisèle (regardez n'importe quelle série américaine sur la danse, et Gisèle sera mentionnée comme le rêve de l'actrice), et Don Quichotte. Le ballet national de Cuba existe depuis 1948 et est toujours dirigé par Alicia Alonso.

Autour des deux grands ballets, plusieurs activités. Des matinées portes ouvertes, des portes ouvertes, une exposition sur des réfrigérateurs cubains devenus objets d'art contemporain (Monstruos devoradores de Energia), des films et des soirées "Havana Noche" à la suite des ballets.

Un résumé du programme,
Giselle du 17/7/2007 au 29/7/2007
Don Quichotte du 21/7/2007 au 3/8/2007

2007/06/02

La peur du rouge


Sicko fut le second film vu à Cannes. Michael Moore qu'il n'est plus nécessaire de présenter a pondu un documentaire, si on peut l'appeler ainsi tant il pousse les limites du genre dans la narration et la forme, qui s'attaque cette fois-ci au système de santé aux Etats-Unis, qu'il compare avec celui du Canada, du Royaume-Uni et... de la France.
Aux Etats-Unis être assuré ne garantit pas qu'on puisse être soigné à peu de frais, les compagnies d'assurances mettant souvent leur intérêt économique avant la santé des patients. Moore démontre alors que des pays aux systèmes socialist (une séquence très drôle sur la peur des rouge) réussissent là ou ils échouent dans son pays.

L'ambiance lors de la projection fut très vive et pour cause. Moore a toujours le don de faire réagir son audience lorsqu'il s'attaque à ses cibles préférées, dont la première est le président Bush. Il est vrai que beaucoup de personnes ont besoin de propos assez clairs et sans trop de nuance pour comprendre certain enjeux. D'où le succès public de Fareinheit 9/11 (très bien construit il faut l'avouer) à l'opposé de Le monde selon Bush de William Karel, exposé plus académique.

Malheureusement Moore tombe dans ses écueils habituels (en plus de parler de tentative de censure), à savoir des raccourcis douteux comme expliquer l'espérance de vie aux Etats-Unis inférieure à celle d'autres pays par la seule défaillance de son système de santé. Il n'empêche que ce film reste nécessaire qu'on aime ou pas Moore. Bush must be sick of him.

- de 18 ans, passez votre chemin partie 1

Putting the (trash) porn back into blogging (I)

Vous avez moins de 18 ans? Passez votre chemin! Vous avez moins de 18 ans, mais vous aimeriez tout de même regarder? Bye bye tout de même, revenez dans quelques mois ou quelques années!

Majeurs consentants, vous êtes ceux qui restent pour la lecture de cette série de 4 posts. Je ne rentrerai pas dans les éternels débats à propos du porno: outil de libération ou d'objectification des femmes ou les deux à la fois? Est-ce de l'art? Est-ce dégoûtant? Est-ce que ça se passe vraiment comme ça? Avec mes gros sabots et mes appétits sans nom, je ne cherche pas la ligne fine qui sépare le bon art du mauvais porno.

Ce qui m'intéresse le plus c'est que cette ligne à mon avis n'existe pas vraiment à l'échelle collective, ce sont des oeuvres de plus en plus trash qui sont encensées par les critiques, ce sont ces oeuvres qui ne sont plus cachées dans un petit ciné ou un libraire invisible.

TOUS LES LIENS RENVOIENT A DES DOCUMENTS RESERVES A UN PUBLIC MAJEUR ET AVERTI. Ceci étant dit, commençons par le commencement.


Les films, documentaires et reportages:

- One Night Stand. Le premier porno lesbien français réalisé par Emilie Jouvet une sex-artiste, avec des actrices qui sont de véritables lesbiennes. Ca change. Le trailer ici. Notez la remarquable "crise d'asthme" féminine (c'est ainsi qu'une amie l'a appelée... waow) à la fin du trailer.

- Shortbus. Le premier porno des classes moyennes? Je ne l'ai malheureusement pas vu, mais les critiques, l'interview du réalisateur John Cameron et surtout le trailer (me) donnent envie d'aller le voir.

- The Picture of Dorian Gray. Une version moderne et très explicite du célèbre roman d'Oscar Wilde. Pensez en ce que vous voudrez, mais l'acteur principal est magnifique.

- Sex: The Annabel Chong Story. Un documentaire passionnant sur cette actrice X, sa vie mais aussi le record qu'elle a établi. On a presque l'impression de voir à travers son masque et son discours construit. Je vous le recommande vivement.

- Does Snuff exist? Un documentaire de Channel 4 sur la question des snuff movies, des films porno extrêmement violents où l'un des participants est tué à la fin. Yikes. Vous pouvez voir le documentaire dans son intégralité ici.

cabaret et rideau rouge

Si quelqu'un pouvait m'expliquer d'où vient l'obsession de David Lynch pour les scènes de cabaret miteux et angoissant, je lui en serai très reconnaissant!
En tout cas ce sont probablemnt celles qui m'ont le plus marqué à travers toute sa filmographie.

En voici les extraits les plus foudroyants. Bien entendu, ils ne prennent toute leur dimension qu'en lien avec le reste du film à chaque fois. Scènes de mystère, d'intimité, de troubles, elles représentent aussi un contrepoint aux séquences plus "narratives" ou plus propices à lancer des pistes au sein du labyrinthe lynchéen. Ici, elles servent surtout un plaisir esthétique, elles nous permettent de plonger dans un moment de rêverie, et d'abandon. Je précise quand même pour l'éventuel lecteur/ spectateur mesqun que je suis tout à fait consciente du côté kitsch voire même un peu "has been" de ces chanteuses à perruque et au maquillage outrancier. Les voix sauvent. L'atmosphère lugubre aussi.





2007/06/01

Oh my God!! sooo funny


Bon, je sais que je mets beaucoup de références américaines, mais, CIEL, qu'est-ce que c'est bon!
Connaissez vous Bill Maher? Non? aaaaaaaaaaaaaaah.
Vous manquez quelque chose. Bon, si vous parlez anglais un minimum, que vous avez du sens de l'humour et que vous n'aimez pas beaucoup les républicains, REGARDEZ !

Bill Maher est un franc démocrate qui aime beaucoup (dans le désordre) le désordre, son pays qu'il aime, mais qui lui fait honte, Bill Clinton, taper sur George Bush, se foutre de la gueule d'Halliburton, la place de la religion aux Etats-Unis, le mariage gay, ...
Tout le monde est loin d'être d'accord sur ses propos (de toute façon, s'il y avait quelque chose pour lequel tous les américains étaient d'accord, ça se saurait), notamment quand il cherche à défendre le droit de souhaiter la mort de Cheney lors de l'attentat à Baghdad.

Morceaux choisis: New Rules ! comme celui-ci sur Bush, celui-ci sur les républicains sur leur étrange fascination pour Reagan, celui-ci sur les a priori républicains quant aux français, celui-ci sur la journée de la terre ou encore celui-ci (random subjects).




bande son

Je rebondis sur l'article de Kudzu, et ses méandres musicaux.
Je voulais également lister mes chocs acoustiques liés au cinéma!

Après avoir critiqué l'utilisation abusive de certains groupes par de talentueux réalisateurs, je voudrai rendre hommage aux cinéastes et/ ou aux films qui m'ont permis de découvrir des groupes ou chanteurs incontournables.

Tout en écrivant, j'écoute en boucle la musique de Ghinzu, groupe belge qui a composé la B.O d'Irina Palm le film étant lui même interprêté par l'immense Marianne Faithful qui figure notamment au générique de fin de "La cité des enfants perdus" de JP Jeunet lorsqu'il réalisait encore avec le sombre et torturé Marc Caro. La chanson "who will take my dreams away" est malheureusement introuvable sur lastfm & radioblog, ce qui me plonge dans un désarroi absolu. C'est le résultat d'une très belle collaboration d'Angelo Badalamenti, dont les sons envoûtants et hypnotiques entourent habituellement chaque image du plus que perturbant David Lynch!



Voici un exemple d'une scène qui pourrait paraître naive et cheesy hors context, mais qui s'avère d'une intensité incroyable dans Blue Velvet grâce au fidèle Angelo, et ici à la chanteuse Julee Cruise (aucun lien)!



Toujours avec mon esprit d'association, je ne peux pas m'empêcher de vous guider vers le "tribute" de Marianne Faithful a song for nico Nico que j'ai découverte grâce à cette scène d'anthologie des Royal Tenenbaums



J'espère que vous aurez eu la patience d'attendre le début du "clip".
Un jour je porterai un manteau de fourrure, avec du khol et j'aurai le même air absent!
Toujours un grand mâitre dans l'art d'insérer des chansons Wes Anderson me subjugue avec cette séquence qui intègre complètement "needle in the hay" du regretté Elliott Smith.



A ce propos, le dernier GVS (Gu Van Sant) "Paranoid Park" se réapproprie aussi plusieurs titres d'Elliott Smith, notamment lors d'une scène quasi finale autour d'un feu rédempteur. (pour vous donner un mini aperçu de ce film, voici une video en exclusivité - qui n'inclue malheureusement pas de musique- avec une fantastique description d'un sandwich Subway à la clé! Elle a sûrement été piratée à partir d'une projo officielle)



La musique de la bande annonce de Gerry (du même GVS) m'obsède. C'est celle d'Arvo Part, un compositeur "minimaliste" dont le courant est parfois aussi appelé "musique répétitive" (je suis sérieuse!)



Voilà déjà un tout petit tour d'horizon de mes coups de coeur. Je recommande vraiment de se pencher sur les B.0 de Van Sant et Wes Anderson, car elles révèlent de belles surprises. J'ai surtout un faible pour Drugstore Cowboy de GVS, très variée et qui part dans tous les sens.