En écoutant "Holland, 1945" de Neutral Milk Hotel, en glandouillant sur le site d'Etgar Keret, puis sur le site du film inspiré de son livre, La colo de Kneller, Wristcutters: A love story, je suis tombée sur le mot "post-ironic". Dans cet article plus précisément.
Comme beaucoup de mots composés avec le mot "post-", j'ai eu un moment de doute. Qu'est-ce encore que cette vaste foutaise? Puis touchée par la Grâce, je me suis demandée si je n'avais pas trouvé le mot pour décrire cette impression durable que me laissent toute une série de vidéos, livres, articles, chansons et personnes?
Le quirky-post-ironism, c'est le culte de l'instant non-évènementeux dénué de
toute prise de position morale et de sens, le non-affecté (qui a un tout petit goût d'affecté), mais qui passe merveilleusement bien, surtout si vous portez des converses défoncées, des vêtements vintage qui clochent adorablement. Vous êtes dans ce petit coin paumé (remarquez qu'il suffit qu'il soit paumé ce coin, genre Suburbia version late 1970s ou plus largement Petah Tiqva...). Autour de vous, des personnages attachants qui font des gaffes, mais qui sont adorables avec leurs défauts, leur beauté adolescente, leurs manières étranges d'être, de ressentir et de communiquer leurs sentiments (joie, amour, humour...). Tout est tellement absurde que ça en devient drôle. Bref, une bulle d'air dans ce monde brutal de surconsommation et d'imitation de masse.
toute prise de position morale et de sens, le non-affecté (qui a un tout petit goût d'affecté), mais qui passe merveilleusement bien, surtout si vous portez des converses défoncées, des vêtements vintage qui clochent adorablement. Vous êtes dans ce petit coin paumé (remarquez qu'il suffit qu'il soit paumé ce coin, genre Suburbia version late 1970s ou plus largement Petah Tiqva...). Autour de vous, des personnages attachants qui font des gaffes, mais qui sont adorables avec leurs défauts, leur beauté adolescente, leurs manières étranges d'être, de ressentir et de communiquer leurs sentiments (joie, amour, humour...). Tout est tellement absurde que ça en devient drôle. Bref, une bulle d'air dans ce monde brutal de surconsommation et d'imitation de masse.Dans cet article de The Guardian intitulé "The Final Irony", l''auteur brocarde les mauvais
Le quirky comme réponse à la post-irony? Dans le quirky, dans son côté "l'instant, juste l'instant" le cerveau s'arrête de tout brûler au nom de la fausseté et contemple le sentiment qui a enfin une place. L'un aurait besoin de l'autre pour ne pas sombrer dans le sentimentalisme qui révulse de nos jours, ou l'hyper-cynisme qui est juste fatigant (et pas vraiment drôle).
Aah, ces héros en mode mineur qui ne s'assument pas.