2007/05/17

Nan Goldin maniac


Trivia

"The character of Lucy Berliner (Ally Sheedy) in High Art was based on Nan Goldin's life and work"


KUDZU, ce message est pour toi!!!! Alors que je faisais surtout des recherches sur les photos de Nan Goldin, je trouve cette incroyable piece of trivia, et qui me donne tellement envie de revoir le film du coup!

Voici un article qui vous dira tout beaucoup mieux que moi sur le phénomène Nan Goldin, figure incandescente de la photographie autobiographique, un peu "voyeuriste", et surtout engagée.
Après avoir lontemps entraperçu certains de ses clichés, lu et relu dans différents contextes à quel point son oeuvre avait marqué les esprits, je suis enfin tombée par hasard sur un de ses travaux majeurs à Beaubourg, dans le cadre d'une passionnante exposition "Le mouvement des images" (je vous invite vraiment à cliquer sur ce lien car il y a toute une description des principales oeuvres de l'exposition avec photos à l'appui!).

et là, le choc! choc esthétique, émotionnel, choc quasi obsesionnel car de septembre à janvier je
suis quand même retournée près de 6 fois revoir la pièce/ mini salle de projection qui lui était consacrée! soit un quart d'heure de photos en "slide show" sur une musique sublime de John Tavener, associée à la voix énigmatique et boulversante de Bjork. (dommage que l'extrait que je vous ai passé ne soit limité qu'à 30 secondes!)

j'ai le "laissez passer" pour Pompidou, mais quand même, on ne retourne pas éternellement voir la même oeuvre par hasard... C'était comme un besoin irrepressible de retrouver ce diaporama, d'être à nouveau plongée dans le noir, de me laisser guider par ce "Heartbeat" composé des images prises dans la plus grande intimité de couples d' amis de Nan Goldin.

Je pense vraiment qu'il faut avoir vu défiler les 246 photos dans cette atmosphère si particulière, empreinte de la musique planante de taverner pour comprendre ce que j'ai ressenti. Cette video trouvée sur youtube peut vous donner une minuscule idée, et même si "perfect day" est une très belle chanson ( cette version me fait légèrement flipper, j'aurais préféré celle de Lou Reed) elle ne retranscrit pas le côté presque mystique du "score" de tavenerl ! Et puis c'est un pêle mêle d'images retraçant toute la carrière de Goldin, alors que "heartbeat" n'était focalisé que sur cinq ou six couples.


Ci dessous, une autre tentative, cette fois-ci avec un Leonard Cohen assez lent, qui ne rend pas non plus forcément justice aux diapos.


La plus étrange et didactique reste cette vidéo, réalisée pour un exposé, par une étudiante américaine qui détaille ses impressions sur les photos. Il faut une certaine curiosité pour avoir le courage d'écouter yet another exposé! lol. Je vous rassure, on n'entend que la voix off, avec une analyse très précise des plus grands clichés de Goldin, tandis que les photos apparaissent sur l'écran.



Ce qui m'attire principalement chez cette photographe c'est sa manière de nous plonger dans son monde, celui des gens qui l'entourent, son univers, de manière crue, brutale, honnête, sauvage. J'admire sa façon de nous mettre en face de certaines réalités, de dévoiler le caché, d'avoir été une chroniqueuse de l'underground new yorkais, d'avoir su défendre des images que d'autres auraient jugées sordides, and so on!



2007/05/15

Uber-hype, uber-sneakers, uber-addicts


Baskets, Turnschuhe, sneakers, adidasi, кеды, SNKRS, スニーカー:

Objet devenu (très) culte, notamment dans tous les milieux liées aux cultures urbaines contemporaines. Ornement mis en valeur par les pieds, qui définit l'habillement complet, et devient un signe clair d'appartenance à une "sous-culture"urbaine s'il est bien choisi (un signe de mauvais goût dans d'autres cas selon le modèle choisi cf: de la difficulté de porter des baskets blanches).

Jeunes filles, jeunes hommes, fini le temps des malodorantes baskets pourries que vous trainez depuis la 4ème pour votre cours de sport hebdomadaire. S'ouvre à vous une époque lumineuse où choisir l’habillement de vos pieds est au moins aussi important que la veste que vous portez, mieux "it's a fashion statement".

Mais où sont les temps où vos baskets étaient encore faites pour courrir? Après un recensement auprès d'une catégorie de la population gourmande de ses objets de culte: "plutôt crever que les abîmer".
Les gestes sont subtiles, mais là: le pantalon est légèrement rentré dans la chaussure - quand il n'est pas délibérément choisi court - de façon à ce que sa marque, sa ligne et son design customisé soit visible de tous.


Comme a déjà été le cas pour d'autres objets (cf. le téléphone portable et ses accessoires), les baskets une fois sorties de leur contexte sportif sont devenues l'un des éléments de votre garde-robe et de votre style de vie. Grâce à cette négation de leur utilité pratique première, sont devenues des oeuvres, si bien qu'elles ont leur versions underground et tout public, avec des stars de tout ordre vous vantant leurs charmes.

Vos baskets ne sont pas des chaussures, ce sont des oeuvres d'art à part entière.

Quintessence de votre personalité, vos baskets ne sont pas des chaussures, elles sont vous.

Avec l’élévation au rang d’icône viennent les livres saints les commentaires des croyants et experts, les icônes de tout ordre et leurs iconoclastes, les temples (ici, ici et ici) et les grandes messes.

Préparez vos portefeuilles mes amis, la foi n'a pas de prix, la hype non plus.

News:

- Nike va bientôt lancer trois nouvelles versions de la Air Force One inspirées par Londres et la Chine.

- De juin à septembre, Reebok lancera de nouvelles versions de son grand classique Freestyle pour célébrer les 25 and de la marque (ou de la chaussure... Je suis perdue), textures et dessins originaux en perspectives.



flyers part 2







2007/05/14

Regarde, trie, clique, jette

Round 2


















2007/05/13

There Is a Light That Never Goes Out


Je ne sais pas si c'est l'expression de ma subjectivité, mais j'ai l'impression de vivre le grand retour du lustre!!! Des esprits mesquins pourraient me dire que cet élément décoratif existe depuis des siècles, mais voilà, j'ai flashé sur cette réinterpréation très XXIè siècle. Plus un bar ou un restaurant qui n'arbore pas sa lampe au plafond comme manière de séduire le passant. Au hasard des badaunidages (bref des badinages badauds quoi!) j'ai eu l'occasion d'en observer de toutes sortes: façon retro ou acier chromé, baroque ou minimalistes, en passant par la mode papier/ pochoir, voire même enveloppés dans un voile.
Laissez vous surprendre par les combinaisons tentaculaires de ces objets. Levez les yeux un instant pour les poser sur ce qui pourrait finalement représenter une étrange ébauche de maquette pour un nouveau système solaire! Osez détourner le regard de la conversation qui vous anime pour porter un regard nouveau vers le plafond!

Maintenant, éteignez votre ordinateur, quittez votre appartement, et déambuler dans Paris à la recherche du lustre perdu. Je lance une vague de libération des lustres. A partir de maintenant, le lustre devient un critère universel dans le choix d'un bar ou d'un restaurant!

J'espère que cet hommage, voire cette ode aura transformé votre vision et expérience du lustre (je commence à en avoir marre de répéter le mot "lustre"- c'est évidemment en plein milieu de la phase d'écriture que je m'aperçois que le mot clé du post ne possède pas le moindre synonyme si ce n'est "luminaire" qui reste singulièrement laid!) et que ça ne restera plus un détail pour vous.

Je tiens à préciser que je n'ai aucun intérêt économique à booster la vente de ces luminaires et autres appliques!

2007/05/10

Fly-ers

Bon, dernier post avant que je ne me mette à travailler. Quel flyer vous donne le plus envie de sortir?



Regarde, trie, clique, jette





(merci Faustine)